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Service basses visions

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L’orthoptiste 

L’objectif de la rééducation proposée par l’orthoptiste peut être d’améliorer l’efficacité visuelle ou d’atténuer les signes fonctionnels : céphalées, fatigue visuelle, diplopie, lenteur de lecture, maladresse gestuelle d’origine visuelle.
Cette réadaptation orthoptique se fait de façon plus ou moins intensive et fréquente selon les besoins.  Un entretien constant n’est pas indispensable, car l’entraînement se fait inconsciemment dès lors que la vision est bien utilisée.
 
Grâce à un bilan précis, l’orthoptiste évalue les possibilités visuelles par des tests appropriés, mais aussi par l’observation de la personne lors de la réalisation de tâches.

Un dialogue au sujet des erreurs et des difficultés permet au patient d’élaborer peu à peu sa stratégie visuelle. Personne ne peut savoir à sa place ce qui lui convient, sa situation est unique et la lui faire comprendre, concrètement, est l’objectif de cette évaluation.
 
Le principe de la rééducation orthoptique de la basse vision est basé sur les rôles respectifs des rétines centrales et des rétines périphériques, et prend en compte les mécanismes d’apprentissages sachant que l’homme est doué à tout âge d’une faculté d’apprentissage mais que les stratégies peuvent varier selon les individus et selon les âges.
Dans la notion de rééducation orthoptique, il y a une notion d’amélioration fonctionnelle.
 
Une amélioration peut être obtenue chez les personnes malvoyantes sur différents points :
  • les mouvements oculaires,
  • la coordination œil-main
  • la capacité de discrimination.
D’autres points ne pourront jamais être améliorés, c’est alors une réadaptation : apprendre à s’adapter soit avec une fonction visuelle déficiente dès l’origine, soit apprendre à modifier les stratégies antérieures en cas de malvoyance acquise.
 
De manière générale, l'orthoptiste:
  • rééduque la discrimination : par un travail adapté, elle peut se développer régulièrement ; elle peut être soutenue par l’emploi d’aides optiques et électroniques ; l’éclairage adapté améliore considérablement les possibilités de discrimination ; l’installation et les attitudes posturales du déficient visuel peuvent être source de fatigue posturale qui entrave la discrimination et limite l’endurance ;
  • rééduque les mouvements oculaires : aucune efficacité visuelle n’est possible quand les mouvements oculaires ne sont pas maîtrisés ; une amélioration des mouvements oculaires, qui est toujours possible, entraîne une meilleure utilisation des capacités de discrimination et de la coordination œil/main ;
  • rééduque la coordination œil/main : il ne s’agit pas de faire faire des « activités manuelles » mais de permettre à la vision déficiente d’assumer son rôle d’afférence du geste dans les meilleures conditions possibles.
  • rééduque l’organisation spatiale pour l’aider à se mettre en place ; ou si elle est élaborée antérieurement à la basse vision, il s’agit plus de localisation visuelle quand il y a désorientation ;
  • stimule la mémoire visuelle et favorise la mentalisation ;
  • rééduque la lecture ;
  • développe l’appétence à voir chez l’enfant.

          

 

La rééducatrice basses visions et les aides optiques

Une évaluation de la vision fonctionnelle du patient est primordiale, car il existe de nombreuses aides optiques.
 
La rééducatrice basses visions évalue :
  • la qualité de la fixation,
  • le besoin de grossissement pour accéder aux caractères de journaux,
  • la sensibilité au contraste,
  • le besoin d’éclairage,
  • le champ visuel en central.
Après avoir déterminé ces paramètres, le patient malvoyant et la rééducatrice peuvent commencer les essais d’aides optiques en fonction de la demande du patient et de ses habitudes de lecture.
 
Pour la lecture et l’écriture, ils testeront :
  • des loupes éclairantes, avec éclairage halogène ou LED, à poser sur la table ou à tenir en main, de 8 à 50 dioptries,
  • des loupes sans éclairage,
  • des loupes à fixer sur lunettes ou sur la table (lampe-loupe ou visolette),
  • des lunettes-loupes, sur-corrections, hyperoculaires jusqu’à 48 dioptries, systèmes de Galilée ou de Képler.

 
Lorsque le besoin de grossissement est plus important ou que le besoin de contraste est accru, des aides électro-optiques sont choisies :
  • les vidéo-agrandisseurs complets,
  • les vidéo-agrandisseurs à brancher sur télévision,
  • les loupes électroniques portables,
  • les adaptations de poste de travail,
  • les systèmes « école ».

 
Si le patient rencontre des difficultés en vision de loin pour la lecture au tableau scolaire ou lors de ses déplacements, il existe des systèmes monoculaires qui permettent de voir plus d’informations à distance.
 

 
Lorsqu’un système grossissant est sélectionné, un entraînement spécifique à l’utilisation optimale et le prêt de ce matériel est proposé en vue d’obtenir l’accomplissement de la tâche demandée par le patient.
 
Parallèlement, les dossiers de demande d’intervention sont introduits auprès des différents organismes.

 

L’opticien : photométrie et filtres personnalisés

Notre opticien propose des verres correcteurs et des montures spécifiques au handicap de la vue.
Il évalue des éblouissements, recherche, fabrique et effectue le montage de filtres personnalisés, proposés à l’essai avant tout achat définitif.
 
Par ailleurs, il recherche et conseille des éclairages adaptés à chacun.
 

 

 

Pourquoi des filtres ?

Malvoyance et hypersensibilité à la lumière sont souvent associées.  L’hypersensibilité à la lumière provoque l’éblouissement, réduit l’acuité visuelle, diminue la vision des contrastes avec une impression de brouillard et des difficultés d’adaptation lors des passages d’endroits très éclairés aux endroits sombres, et réciproquement.  Autant d’éléments de stress qui s’ajoutent aux difficultés de la malvoyance.
 
Le port de filtres thérapeutiques aide à une meilleure adaptation aux variations de lumières et protège de l’éblouissement sans perdre la vision des détails dans les ombres, permettant aux personnes malvoyantes de conserver suffisamment de luminosité. 
 

 

 
Ces filtres peuvent être montés sur différents supports tels : appliques, appliques relevables, sur lunettes couvrantes ou, même, inclus dans les verres correcteurs.  La teinte est choisie par la personne elle-même lors d’une séance de photométrie mais leur prescription n’obéit pas à des règles strictes.  Le choix du verre filtrant le plus approprié ne peut se faire que par l’essayage, la personne déficiente visuelle sélectionnant le filtre qui lui procure le plus de confort visuel.
 
Lors d’une séance de photométrie, l’opticien vérifie le degré d’éblouissement ainsi que la perte de vision des contrastes mais la sensibilité à la lumière d’une personne peut varier selon son état de santé.
 

 
Le choix de la monture dépend de la teinte : souvent, les teintes foncées nécessitent une monture couvrante, hermétique à toute entrée de lumière périphérique.  Là aussi, le choix et l’essayage doivent s’adapter à la morphologie de la personne.